Assises de la santé mentale et de la psychiatrie

Face à la dégradation générale de la bonne santé mentale des Français·es du fait de la crise sanitaire et des périodes de confinement, certaines annonces du président de la République ce mardi permettent des avancées attendues dans le domaine de la santé mentale. C’est le cas notamment pour le développement de l’ambulatoire avec des créations de postes dans les centres médico-psychologiques, ou le remboursement des consultations chez le psychologue pour toutes et tous.


Toutefois, M. Macron a beau louer le système français de sectorisation de l’offre de soins en psychiatrie, les manques de moyens humains et financiers ont contribué à détériorer ce modèle et à faire partir les soignant·es qui y travaillaient. Un véritable plan d’attractivité des métiers est nécessaire pour augmenter le nombre de praticiens en activité. Il faut reconnaître la spécificité du métier d’infirmier·e en psychiatrie et renforcer la formation initiale de ces soignant·es. Ces revalorisations sont indispensables pour une amélioration globale de la qualité de la prise en charge des malades en psychiatrie.