Face à la crise sociale qui vient, le rétablissement de l'ISF est une nécessité

« Les milliardaires ne donnent pas assez », cette phase, c'est Gabriel Attal, membre du gouvernement qui l'a prononcée en mai 2020.


Et pourtant, une nouvelle fois hier, le gouvernement et la droite sénatoriale ont refusé d'envisager une imposition plus progressive du capital.


Apporter une réponse fiscale et budgétaire forte, face à la crise sociale qui vient est pourtant une nécessité.


C'est en ce sens qu'avec le groupe socialiste et apparentés nous avons demandé le rétablissement de l'impôt sur la fortune à travers une proposition de résolution présentée hier au Sénat.

Alors qu'aujourd’hui on voit émerger deux visions de la participation des plus riches, l’impôt ou l’acte philanthropique, j'ai rappelé que la différence entre les deux, c’est la démocratie. C’est le fait que ce sont les élus du peuple qui décident qui est prélevé, de combien et pourquoi faire. L’avenir de notre pays repose sur un nouveau triptyque : social, économique et environnemental. Ce triptyque précaire doit être conforté par un système fiscal et budgétaire modernisé, verdi, européanisé et rendu plus juste.

Je déplore l'opposition du gouvernement et de la droite sénatoriale à ce sujet.