La souffrance au travail généralisée, présente dans la fonction publique doit cesser

J'interroge le gouvernement sur l'inquiétante dégradation des conditions de travail des agent.e.s de la DGFiP.


Principale victime de la rigueur et de l’austérité budgétaire, la DGFiP a vu, entre 2002 et 2019, plus de 40 000 emplois supprimés, et près de la moitié des trésoreries de proximité rayées de la carte.


De telles mesures drastiques ont eu pour conséquence une augmentation de la charge de travail par agent et des réorganisations de service. Et pour corollaire le durcissement des méthodes de management.


Ajoutons à cela la complexification de la charge de travail des agents liée à l’adoption, chaque année, de nouvelles dispositions fiscales.


La formation des agents a également été victime de la rigueur : la formation initiale s’est affaiblie quand la formation continue, elle, ne s’est pas renforcée.


Mais les causes du mal-être au travail ne procèdent pas seulement du chassé-croisé entre la baisse des moyens et la hausse de la charge de travail. Elles se trouvent également dans la réorientation des missions des agents.

Résultat sans appel : le mal-être au travail des agents de la DGFiP augmente continuellement.

Outre les nombreuses remontées des services dont disposent les organisations syndicales, les différents outils mis en place par les pouvoirs publics ces dix dernières années confirment cette évolution : les situations de souffrance déclarées auprès des médecins de prévention au travail ont augmenté de 24% entre 2011 et 2018. Et ce résultat est sous-dimensionné car nombreux sont les fonctionnaires à ne pas déclarer leur souffrance.


Ma question est donc la suivante : Comment comptez-vous mettre fin à cette inquiétante dégradation des conditions de travail des agents et par conséquent améliorer l’exercice de leurs missions ?


Des solutions existent et appartient au gouvernement de les mettre en place de toute urgence.

Par exemple :

- Dresser un bilan des évolutions de ces dernières années, ce qui suppose d’arrêter les restructurations en cours

- Faire un point sur le rôle, la place et l’organisation de la DGFiP mais aussi sur le statut, la formation et les droits des agents des finances publiques

- Rappeler les obligations de l’employeur et des responsables administratifs en matière de santé et de sécurité au travail, et notamment la possibilité de sanctionner les manquements des employeurs publics à leurs obligations de sécurité.

- En finir avec le mode de management actuel et instaurer un véritable encadrement dont la technicité doit être tournée vers l’efficacité des missions et le soutien des agents

- Mettre en place de véritables services de santé au travail

- Augmenter les heures de délégation des représentants du personnel pour agir véritablement en faveur de l’amélioration des conditions de travail.