Présentation de mon rapport sur la Mission « Travail et Emploi » 2018

Mis à jour : 26 nov 2018



Au cours de l’examen du Projet de loi de finance 2018, j’ai été co-rapporteure sur la Mission « Travail et Emploi ».


J’ai appelé à voter contre les crédits de la mission “Travail et Emploi” pour plusieurs raisons :


– La diminution importante des crédits est record et constitue un mauvais signal adressé aux demandeurs d’emploi et aux personnes en situation de précarité, alors que le taux de chômage demeure élevé. Cette baisse affectera principalement les publics les plus fragiles du fait de la diminution du nombre de contrats aidés, de la mise en extinction de l’aide à l’embauche à destination des PME et de la non reconduction de l’aide financière en faveur des jeunes apprentis.


– Ce sont les opérateurs de la mission qui seront particulièrement mis à contribution concernant cette baisse de crédits. Je fais ici référence à la diminution de la subvention pour charges de service public versée à Pôle emploi de 50 millions d’euros en contradiction avec le montant inscrit dans la convention tripartite Pôle emploi/État/Unédic, ainsi que la baisse prévue des effectifs de l’opérateur. La baisse des moyens consacrés à l’amélioration des conditions de travail et de la santé au travail, via une diminution du montant de la subvention versée à l’Anact et la poursuite de la réduction des effectifs de l’inspection du travail inquiètent tout autant. Enfin, la stagnation de la subvention de fonctionnement versée aux missions locales alors que celles-ci devront « absorber » près de 15 000 jeunes supplémentaires entrants dans la Garantie jeunes est préoccupante.


Ces mesures sont donc révélatrices de l’incohérence de la politique menée par le Gouvernement. En effet, alors qu’il réduit les moyens des opérateurs et des services consacrés à la politique de l’emploi, dans le même temps, il met en place un plan d’investissement dans les compétences, toujours sans moyens supplémentaires.



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