Un projet de loi qui censure la liberté d'expression des enseignants

Mis à jour : 23 mai 2019

À l’issue d’une semaine de débats, j’ai voté contre le projet de loi intitulé « pour une école de la confiance » car il ne répond pas aux intérêts et besoins des élèves.


Je me suis particulièrement mobilisée contre l'article 1.


Cet article retire la possibilité aux enseignants de s’exprimer publiquement sur les politiques de l’Education Nationale sous peine de sanctions disciplinaires.


Pour qu’il y ait confiance (et c'est l'intitulé du projet de loi...), il faut créer les conditions de l’exercice de cette dernière.


Depuis le début de la mandature, il y a déjà eu trois textes sur la confiance, soit un par an en moyenne ; confiance dans la vie politique - avec les résultats que l'on peut constater - puis entre l'État et la société - avec guère plus de succès - et voici la cuvée 2019 : l'école !

Ne faut-il pas, plutôt, traiter la confiance de la façon dont Pierre Desproges parlait de l'amour ? Il disait qu'il y a ceux qui en parlent et ceux qui en donnent des preuves... qui la font.

La confiance, c'est créer les conditions de son exercice. C'est faire des pas mutuels les uns vers les autres.

Retirer l'article 1, qui censure la liberté d'expression des enseignants et qui les empêche de pointer du doigt les dysfonctionnements de l'Education Nationale, aurait été un premier pas.